Métaphore de la carotte et du poivron

Le poivron qui rêve de devenir carotte

Un ami m’a partagé récemment cette image en me demandant ce qu’elle m’inspirait. En tant que diététicienne, cette image m’a directement interpellée sur le rapport que nous entretenons avec notre image corporelle et sur nos idéaux de beauté. Le poivron, ce serait pas un peu nous lorsqu’on parcoure les photos de nos influenceurs favoris sur les réseaux sociaux ?

Le poivron, ne s’aime pas, il se trouve trop gros, trop rond, difforme, mal proportionné. Il aimerait tant être taillé comme une carotte, fine et longiligne. Chaque jour, les réseaux sociaux, les médias et parfois même son entourage, les autres légumes, lui présentent la carotte comme étant un modèle, un idéal de beauté. Alors, le poivron est malheureux de ne pas correspondre à cet idéal, et il se met à penser qu’il pourra être heureux et bien dans sa peau seulement lorsqu’il ressemblera à une carotte. Le poivron passe beaucoup de temps à se comparer aux carottes et à chercher des solutions pour devenir comme elles. C’est même une obsession pour lui.

Mais au fait, qui a décrété que les carottes étaient des modèles de beauté ? En quoi une carotte est-elle « mieux » qu’un poivron ? Le poivron est-il vraiment sûre d’être plus heureux lorsqu’il ressemblera à une carotte ? N’a t’il pas la possibilité de s’épanouir en tant que poivron ?

Lorsqu’il prend un peu de recul, le poivron se rend compte que l’idéal de la carotte est induit par la société et que l’idéal change en fonction des époques et des tendances. Il se rend compte qu’il n’a pas moins de valeur qu’une carotte, bien au contraire, il a de nombreux atouts ! Alors, au lieu de se rendre malheureux en voulant à tout prix ressembler à une carotte, il décide de vivre sa vie pleinement, sans condition, en prenant soin de lui, parce qu’il le mérite, autant qu’une carotte !

Alors, que vous soyez poivron, aubergine, potiron ou patate, et si vous décidiez de vous comparer un peu moins aux carottes ? Si vous décidiez d’être un peu moins dur envers vous-même ? Enfin, si on décidait tous, quelque soit notre morphologie et notre poids, de s’aimer un peu plus ? 😉