Infos, articles, actualité

Cette page est dédiée à différents articles d’informations et de conseils en matière de nutrition et de comportement alimentaire.

Stop à la tyrannie des réseaux sociaux, et si on se recentrait sur ce qui compte ?

Les réseaux sociaux: ils font partie de notre quotidien, et c’est devenu un réflexe pour beaucoup d’entre nous de consulter ses notifications Facebook ou Instagram, et de suivre certains influenceurs.

Avez-vous déjà réfléchi au temps que vous passez chaque jour sur les réseaux sociaux ?Et surtout quel est l’impact de ces réseaux sur votre humeur ? Votre estime personnelle ? Votre confiance en vous ?

Plusieurs études ont pu clairement démontrer les effets délétères des réseaux sociaux sur notre rapport avec notre image corporelle et notre alimentation. Ils contribuent fortement à augmenter l’insatisfaction corporelle et le développement de Troubles du Comportement Alimentaire.

Pas étonnant, vu la multitude d’influenceurs Fitness prônant l’alimentation « healthy » afin d’avoir une belle « shape » et qui ne manquent pas de s’exhiber, plus ou moins dévêtus, à coup de photos retouchées…La réussite est présentée comme le fait d’être mince et/ou musclé.Le corps est défini comme un objet que l’on peut modeler à sa guise pour le faire ressembler aux stéréotypes de beauté.

Or, notre corps n’est pas un objet et nous n’avons pas l’entière maitrise sur notre poids ou notre silhouette, contrairement à ce que l’industrie du régime et du fitness veut nous faire croire.

Et surtout, nous sommes bien plus qu’un chiffre sur la balance et nous ne nous résumons pas à notre poids ! Le bonheur et l’épanouissement ne sont pas synonymes de minceur.

Alors, si on se détachait un peu des réseaux et des influenceurs toxiques pour se recentrer sur soi ? Pour prendre soin de soi, pour développer sa créativité, pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives et pour vivre dans l’instant présent.

Gardons en tête que les réseaux sociaux ne sont qu’une vitrine, qu’on ne montre que ce qu’on veut bien y montrer et que ça ne reflète pas le quotidien de la majorité d’entre nous.

L’important, c’est votre propre réalité et c’est uniquement dans le monde réel que vous pourrez la vivre pleinement 😉

Se centrer sur ce qui est important, les réseaux sociaux ne sont qu’une vitrine

Les fêtes de fin d’année lorsqu’on souffre de TCAs: comment les envisager plus sereinement ?

Nombreuses sont les personnes se réjouissant des repas festifs qui seront partagés en fin d’année. En revanche, pour celles et ceux qui souffrent de TCAs (Troubles du Comportement Alimentaire), les fêtes de fin d’année sont généralement synonyme d’une forte appréhension et de stress. Selon le trouble alimentaire: peur de prendre du poids, peur de perdre le contrôle sur la nourriture, peur d’être forcé à manger par son entourage, peur du jugement des autres si on mange peu ou si on mange beaucoup… Ainsi la perspective de Noel se transforme facilement en un véritable casse-tête angoissant. Lorsqu’on souffre de TCA, le combat contre la maladie est quotidien et il est d’autant plus difficile en période de Noel. Pourtant, les repas festifs ne seront pas nécessairement un cauchemar, voici quelques conseils pour aborder cette fin d’année plus sereinement

1. Parler de ses difficultés avec ses proches

Il est important de parler des difficultés que vous rencontrez avec la nourriture avec des personnes proches de confiance (famille, amis) qui pourront ainsi vous soutenir. Cela vous permettra de ne pas être seul face vos angoisses et aussi à vos proches de mieux comprendre ce que vous vivez et de pouvoir vous aider. Les relations peuvent souvent être conflictuelles dans la famille en ce qui concerne l’alimentation et les TCAs peuvent être difficiles à comprendre pour votre d’entourage. D’où l’importance de dialoguer avec eux et de ne pas vous renfermer. N’hésitez pas non plus à aborder le sujet avec les thérapeutes qui vous suivent et à maintenir le lien avec eux entre les fêtes.

2. Vous en êtes capables

Souvent le stress des fêtes de fin d’année est amplifié par une forme d’anticipation négative des choses: « de toute façon je vais partir en crise comme chaque année », « je sais que je vais craquer avec toute cette nourriture autour de moi » ou bien dans le versant restrictif « je ne pourrai jamais manger le dessert que maman prévoit de faire, c’est beaucoup trop calorique ». Ce n’est pas parce que les années précédentes les fêtes se sont mal déroulées, que c’est voué à se reproduire tous les ans ! N’hésitez pas à vous écrire et/ou à vous dire des mots encourageants« je vais faire de mon mieux », « je suis capable de gérer mon alimentation ».

3. On relâche la pression

Et si vous décidiez d’être un peu moins exigeant avec vous-mêmes ? Souvent on a tendance à se fixer des objectifs très ambitieux et à se mettre soi-même la pression en ce qui concerne l’alimentation, or, l’objectif n’est pas que les fêtes de Noel soient parfaites et que vous parveniez à surmonter tous vos blocages. L’objectif est que vous puissiez les aborder et les vivre du mieux possible. Et si vous vous comportiez envers vous en ami ? D’ailleurs que diriez-vous à un ami qui serait dans votre cas ?

4. Eviter les restrictions/compensations

L’envie peu être forte d’anticiper les repas de fêtes en vous restreignant au préalable, de même que de sauter des repas pour compenser par la suite ou de faire du sport à outrance pour « éliminer ». C’est normal, cela fait partie de votre maladie. Cependant, rappelez vous que ce sont les restrictions qui mènent au compulsions. Ainsi plus vous voudrez anticiper et compenser, et plus vous risquez de déraper. Essayez de maintenir autant que possible un rythme alimentaire régulier avant, pendant et après les fêtes avec 3 repas complets par jour + éventuellement une collation. Par ailleurs, que vous soyez dans des troubles compulsifs, restrictifs ou mixtes, dans tous les cas, vous avez le droit de manger et de vous faire plaisir. Et si vous envisagiez les repas de fêtes comme un cadeau que vous vous faites plutôt que comme une obligation ?

5. Vous restez libre de choisir

La peur du jugement des autres sur son poids et sur son alimentation, la peur de décevoir, l’envie de faire plaisir aux autres, constituent souvent des facteurs de stress supplémentaires. Rappelez vous que peu importe les réflexions et les remarques, vous demeurez libres de vos choix alimentaires. L’important est d’orienter vos choix vers ce qui vous semble être bon pour vous, et non de manger à cause d’une injonction, pour faire plaisir à quelqu’un ou pour dissimuler votre TCA. Et ce qui est bon pour vous, n’est pas forcément ce qui est bon pour votre voisin. Donc il n’y a pas de comparaison à faire entre votre poids ou votre alimentation et celle des autres.

6Se focaliser sur ce qui compte

Les pensées obsédantes sur l’alimentation conduisent souvent à une perte de contact avec l’instant présent. En étant constamment en train de réfléchir à ce qu’on va manger ou pas, on en vient à oublier l’essentiel: le contact et le partage avec nos proches. Peu importe comment vont se dérouler les fêtes d’un point de vue alimentaire, ce qui compte, ce sont les moments que vous allez passer en famille et/ou entre amis, la convivialité et cette ambiance de retrouvailles festives qui n’a lieu qu’une fois dans l’année. Alors quand la petite voix de votre TCA devient trop bruyante, essayez de la mettre en sourdine: qui est avec moi ? De quoi parlons nous ? A quel point cela me fait-il plaisir d’être entourée par ses personnes ? Certes, je n’ai pas mangé exactement comme je l’aurais souhaité, et en même temps, ce moment est quand même bien agréable !

Je vous souhaite à tous et à toutes de très belles fêtes de fin d’année !  🙂

Prenez bien soin de vous et gardez confiance en vous ! 🙂